En septembre 2015, une ère prend fin : la famille Maier-Moussa, qui a fondé Assos en 1976 et l'a dirigé pendant près de quatre décennies, vend la majorité de l'entreprise. Les acheteurs : un consortium d'investisseurs autour de Philip N. Duff, la société de private equity new-yorkaise TZP Group et Greg Avis, co-fondateur de Summit Partners et membre du conseil d'administration de l'USA Cycling Foundation.

Qui est Philip Duff ?

Duff apporte avec lui un curriculum vitae inhabituel : CFO chez Morgan Stanley, président de Tiger Equipment, fondateur de FrontPoint Partners, lead director chez Black Diamond Equipment. Pas un homme de cyclisme sur le papier — mais quelqu'un qui sait comment faire évoluer des marques haut de gamme sans détruire leur identité. Black Diamond en est un bon exemple : une marque qui s'est développée sous son impulsion sans perdre sa clientèle de base.

Ce qui reste

Roche Maier-Moussa, fils des fondateurs, reste dans l'entreprise en tant qu'actionnaire significatif et directeur créatif. Son rôle de «créateur» — responsable de la marque, du développement des produits et de l'innovation — ne change pas. C'est essentiel : l'ADN technique d'Assos ne réside pas dans un organigramme, mais dans les cerveaux qui testent les tissus en soufflerie depuis des décennies.

Bilan

Les entreprises familiales qui vendent à des investisseurs perdent souvent leur caractère. Chez Assos, il y a des raisons d'être optimiste. TZP et Duff apportent des capitaux et des compétences commerciales dont Assos a besoin pour se développer à l'international. Les Maier-Moussas conservent la souveraineté sur les produits. La question n'est pas de savoir si quelque chose va changer — mais si les bonnes choses vont rester les mêmes.